lyon historique histoire
20.000 ans avant notre ère des peuplades venues des plaines de l'europe du nord vivaient au milieu des herbes, des roseaux et des flaques boueuses dans un pays couvert de vastes forêts. Le site marécageux de Lyon connaît déjà ses premières foires où s'assemblent les druides pour des fêtes religieuses. A l'époque, une première implantation se fait au pied de la colline de la Croix-Rousse et se nomme Condate, petit village dont les habitants adoraient entre autre le dieu "Lug" qu'ils honoraient dans un sanctuaire celtique situé sur la colline de Fourvière.
C'est dans l'année qui suivit l'assassinat de Jules césar (43av JC) que Mauricius Plancus fonda, sur ordre du Sénat, la colonie de Lugdunum. La ville se développa selon trois axes principaux : Fourvière (un palais, un théatre, etc...), les Terreaux/saint Vincent avec notament la construction d'un sanctuaire, et dans l'ile des Canabae (au sud de la place Bellecour). Les romains la consacrèrent Capitale des 3 Gaules, un statut qui lui fit connaître un rayonnement à la fois politique, économique, militaire et religieux.
Le troisième siècle marqua durement la ville par une suite de destruction sanglantes. Un peu plus tard, l'église lui redonna un second souffle en la déclarant siège du Primat des Gaules au XIe siècle.
En 1240, la rébellion de la bourgeoisie instaure la première municipalité, placée sous la protection du roi de France, et donne à la ville sa devise : "avant, avant, Lyon, le Melhor".
Dès la fin du XVe siècle, la création de grandes foires et le développement de la banque attirent à Lyon les commerçants de l'Europe entière. A cette époque, la ville est extrêmement prospère. C'est la première place bancaire européenne. Le jeune roi Louis XIV vint à Lyon en 1658 accompagné du Cardinal Mazarin. L'éclat du règne du roi soleil profita grandement aux Lyonnais, tant au point de vue économique que culturel. L'expansion perdure au XVIIe et XVIIIe siècles avec notament l'emergence de la soierie lyonnaise.
Au XVIIIem, Lyon devient la première ville ouvrière de France, plus de la moitié de la population lyonnaise vit alors de la soie. C'est la Révolution Française de 1789 qui marquera un nouveau coup d'arrêt sanglant à l'expansion lyonnaise. Après le coup d'état du 18 Brumaire, Bonaparte eut beaucoup de sympathie pour Lyon, et s'efforça de développer la prospérité de la ville par des encouragements aux inventeurs et par des expositions. L'Empire favorisera une nouvelle fois l'industrie de la soierie. Au XIXe siècle, avec l'industrie textile, la ville entre dans la révolution industrielle. En 1806, le pouvoir napoléonien crée à Lyon le premier conseil des prud’hommes de France, alors uniquement consacré à l'industrie de la soie.
En 1831, les tisserands de soie lyonnais (appelés canuts) s'insurgent contre le salaire minimum, cette révolte sera réprimée dans le sang par le fils du roi Louis-Philippe, le Duc d'Orléans. Au début du second Empire, Lyon est encore la première place financière française. Entre la guerre de 1870-71 et celle de 1914-18, la population de Lyon a presque doublé. Les constructions de machines et de voitures (avec notemment Marius Berliet), les fabriques de produits chimiques dépassent en importance la soirie. Lors de la seconde guerre mondiale, Lyon devient la capitale de la Résistance. Jean Moulin est capturé à Caluire. Le Centre d'histoire de la résistance et de la déportation, ancien siège de la Gestapo, rend aujourd'hui hommage à ce passé.